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(diego) Imagine there's no countries.

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▷ Âge : vingt-deux ans.
▷ Occupation : étudiante, féministe enragée, journaliste en devenir, écrivaine en herbe.
▷ Statut : future mariée, elle compte sauver un pauvre innocent des griffes du service de l'immigration.
▷ Orientation : elle aime tout le monde, mad.

CARNET À SPIRALES

› sugar baby love
:
MessageSujet: (diego) Imagine there's no countries. Dim 19 Avr - 18:49

You may say I'm a dreamer
But I'm not the only one

Mad marchait dans les rues de Memphis comme si tout allait bien. Comme si la misère n'avait jamais fauché ce monde. Elle se dandinait entre les passants, un large sourire aux lèvres. Elle se rendait chez Diego, comme tous les jours depuis qu'elle lui avait proposé cette folle idée de mariage. Elle avait beau vivre provisoirement chez Sully, c'est bien chez son fiancé qu'elle passait le plus clair de son temps. Ils apprenaient à se connaître, à s'apprivoiser, l'un l'autre. Elle voulait tout connaître de lui, de sa culture, de sa famille. Chaque fois qu'il lui racontait (avec un peu de difficulté, certes) des souvenirs de sa vie à San Juan, Mad le regardait avec admiration, buvant ses mots. Elle ne s'en lassait jamais. Il l’apaisait. Elle se sentait bien à ses côtés, si bien que s'en était vite devenue une habitude. Ils aimaient beaucoup discuter littérature et la jeune femme le tannait régulièrement pour qu'il lui apprenne des mots en espagnol, même si lui préférait pratiquer son anglais. Dans tous les cas, Madeline était heureuse. Elle aimait son accent qui lui réchauffait le cœur. En réalité, elle aimait tout de lui. Peut-être parce qu'il représentait cette cause en laquelle elle croyait tant. Elle était si surexcitée à l'idée de l'aider qu'elle n'avait jamais songé à autre chose. Et pourtant. « Wallace. » Dit une voix familière. Elle sentit une main se poser lourdement sur son épaule avant d'être tirée en arrière pour une confrontation forcée avec son interlocuteur. Ce gros con de Miles. Elle soupira à la vue de cet homme qu'elle méprisait tant et qui représentait tout ce qu'elle haïssait dans ce monde. Mad ne souriait plus. Mad n'était plus légère. « Dégage. » Répliqua-t-elle aussitôt. Elle le poussa d'un coup d'épaule, puis elle reprit son chemin. Mais il n'était pas prêt de lâcher l'affaire, pas aussi tôt. Il attrapa son poignet et tira fortement dessus pour la plaquer contre lui. « Alors, on m'a dit que tu vas épouser l'tacos ? » « Diego. » Reprit-elle sèchement. « Ouais, on s'en fout. T'es tombée bien bas. » Elle le repoussa de toutes ses forces, adoptant un regard de dégoût à son égard. « C'est drôle, c'est exactement ce que je me disais te concernant. » Mad n'en pouvait plus de voir sa sale tronche à cet idiot. Jamais de toute sa vie elle n'avait eu autant envie d'en mettre une à quelqu'un et ce n'était pas peu dire quand on connaissait son caractère. Elle tourna les talons, puis elle partit. A mesure qu'elle s'éloignait, Miles ne pouvait s'empêcher de penser qu'elle faisait honte à toute la communauté blanche et riche de la ville. Il se fit rire lui-même en imaginant le père et la mère Wallace en train d'apprendre la nouvelle ; Ils avaient dû tomber de haut. « Dis-lui au revoir à ton chico, il va vite repartir chez lui ! » Cria-t-il pour qu'elle entende de l'autre bout de la rue.  Mad se contenta de lui lever son majeur avant de s'engager dans une petite ruelle désertée.

Elle attendait devant la porte. Son sourire était  finalement revenu et elle n'attendait qu'une seule chose : Le revoir. Mine de rien, il était devenu important à ses yeux. Alors quand il ouvrit la porte, elle vint se blottir dans ses bras - Simplement, tendrement. Diego était cette présence dont elle avait toujours manqué et elle ne pouvait plus se passer de lui. Si bien qu'elle préférait éviter de songer à ce que Miles venait de lui dire. Elle ne voulait pas l'imaginer sur un bateau en route pour son pays natal. Elle voulait le voir rester et surtout, auprès d'elle. Mad, elle était pas comme les autres filles. Elle passait pas des heures à analyser ses sentiments. Elle ressentait et vivait les choses sur le tas et c'est cette spontanéité l'avait conduite à proposer un tel plan à Diego.

Après avoir embrassé sa joue, elle se permit de rentrer dans son petit appartement. Elle posa ses affaires sur une chaise vacante, puis elle vint s'asseoir sur le lit. Elle tenait un dossier dans ses mains. « C'est les questions qu'on pourra nous poser au service de l'immigration. Genre ma couleur préférée – C'est le rouge. Rojo. » Dit-elle en ouvrant le dossier pour lui montrer les différents papiers. « Comme si ces questions à la con pouvaient définir un couple. » Elle soupira, puis elle lui adressa un large sourire.

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Yes, I'm drunk. And you're beautiful. And tomorrow morning, I'll be sober but you'll still be beautiful. (the dreamers)
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CARNET À SPIRALES

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MessageSujet: Re: (diego) Imagine there's no countries. Dim 19 Avr - 21:18

YOU MAY SAY I'M A DREAMER BUT I'M NOT THE ONLY ONE
Le jeune homme passa sa main dans ses cheveux, se concentrant sur les lettres. Certaines fois, il avait réellement l'impression d'être largué. Vraiment. Il voulait réellement s'améliorer. C'était presque une nécessité. A chaque fois qu'il tentait d'ouvrir la bouche, il avait l'impression que les gens en face de lui le prenaient pour un simple d'esprit. Cela le rendait presque fou. Ne pas pouvoir s'exprimer, ne pas savoir formuler les phrases comme elles sont dans sa tête étaient réellement des choses qu'il exécrait. Se concentrant sur la phrase, il se redressa un peu sur sa chaise et prononça à voix haute, même si quelque part, il avait une désagréable sensation. Après tout, personne ne parle seul non ? « Vous ne voulez pas... Ploutôt.. No, plutôt me laisser une ... Chance de... Vivre. » essaya-t-il alors d'articuler. Il s'arrêta à cet endroit du livre et tenta de comprendre le sens de cette phrase. Ce livre était décidemment bien difficile à comprendre. Pourtant, c'était une des seules manières qu'il avait réussi pour apprendre l'anglais. Après tout, il ne pouvait décemment pas prendre des cours ou encore des manuels d'anglais. Premièrement, parce qu'il ne savait pas où aller pour s'en procurer et secondement, tout simplement car il devait se débrouiller seul. De plus, son amour pour la littérature avait eu raison de lui et il s'était ainsi donc mis en tête de lire de grands classiques anglais pour faire une pierre deux coups. Mais il ne s'était pas rendu compte que généralement ces livres étaient bien difficiles, pourtant, il persévérait encore et encore, ne voulant abandonner. Soupirant, il tourna le livre qu'il tenait dans les mains dans tous les sens pour tenter de comprendre ce qu'il venait de lire. Wuthering Heights ne voulait donc pas se dévoiler à lui. Tant pis, il le forcerait. Il soupira et jeta un regard dans son petit studio. Il ne devait pas être très tard et pourtant, il sentait déjà la fatigue de sa journée de travail passée l'accabler. Peut-être qu'une toute petite sieste ne lui serait pas de refus. Ainsi, posant sa tête sur le dossier de son siège, il ferma doucement les yeux. Il n'en fallut pas plus au jeune homme pour partir très vite dans les bras de Morphée. Néanmoins, sans doute que l'univers en avait décidé autrement mais ce fut quelques coups assénés à sa porte qui le tira de son sommeil. Sa tête était encore presque embué quand il retira le livre de sa poitrine, qui avait failli faire le saut quand il dormait. Qui pouvait donc frapper chez lui à cette heure-là ? Il était encore trop dans le brouillard pour avoir une seule pensée cohérente. Par simple réflexe, il cria presque. « ¡ Llego ! J'arrive. » Il posa donc son livre sur son bureau et se leva d'un pas presque lent vers la porte. A peine l'eut-il ouverte qu'une petite brune vint se blottir contre lui. Madeline. Un sourire vint instinctivement se porter sur ses lèvres. Il l'entoura alors de ses bras pour à son tour la saluer, comme ils le faisaient à chaque fois. Mad était devenue une figure importante de sa vie. N'était-elle pas sa fiancée à vrai dire ? D'ailleurs passait-elle tous les jours chez lui. Elle était peu le seul lien qui le retenait ici. Après tout, sans elle, il serait probablement déjà reparti dans son pays, Puerto Rico. Chaque jour, ils se connaissaient un peu plus. Elle lui demandait souvent de lui parler de son pays, de ses origines. Diego le faisait avec plaisir, même si les mots lui manquaient souvent. D'ailleurs, il s'était attaché à elle, même si en résumé ce qui les liait n'était que du vent. Ou du moins un mariage blanc. Effectivement, la jeune femme avait eu en tête de se marier avec le jeune homme simplement pour lui éviter l'expulsion. Il est vrai que certaines fois, le brun se demandait si la jeune femme faisait plus ça contre le gouvernement que pour lui-même. Néanmoins, il ne pouvait nier qu'il l'appréciait. Il n'avait pas vu de femme si haut en couleurs depuis bien longtemps. A vrai dire, depuis son départ de San Juan. Elle n'était pas comme toutes ces blanches dans la rue. Non, loin de là. Mad, c'était Mad en quelques sortes. La jeune fille entra alors. Elle connaissait le chemin et puis, il fallait dire que le petit studio du brun n'était pas très grand. Ce qui intrigua le jeune homme fut les papiers ou plutôt le dossier qu'elle tenait dans les mains. Il était bien rare de la voir avec quelque chose quand elle venait chez lui, c'est à dire tous les jours. Il s'assit à son tour face à elle, sur la chaise de son bureau, l'écoutant à présent. « C'est les questions qu'on pourra nous poser au service de l'immigration. Genre ma couleur préférée – C'est le rouge. Rojo. » Dit-elle en ouvrant le dossier pour lui montrer les différents papiers. « Comme si ces questions à la con pouvaient définir un couple. » « Tout ça..? » répondit-il alors simplement. Généralement, il se contentait de petite phrase qu'il savait dire parfaitement. Généralement du moins. « Je lire tout ça ? Tu dois aussi connaître moi ? » Oui, effectivement, son anglais était loin d'être parfait. Mais n'était-ce pas il y avait quelques mois où il ne savait pas du tout aligner deux mots anglais ? C'était du progrès ça non ? Il se permit de tourner quelques pages du dossier que tenait la jeune femme. Toutes ces feuilles lui donnaient presque le tournis. Tous ces papiers pour un simple mariage. D'ailleurs, qu'avait-elle dit ? Ah oui des questions à la con. Il ignorait ce sens et cela l'intriguait. Il la regarda alors et formula sa question pendant deux secondes dans sa tête avant de reprendre la parole. « Qué questions à la con ?» Il la regarda sans se départir de son éternel sourire.

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